16/06/2010

TERMES SCIENTIFIQUES ET VETERINAIRES

Toxines :

substances produites lors du développement de bactéries dans l’organisme (toxi-infections) ou dans le tube digestif (entéro-toxémies). Les toxines ont une action très agressive sur les tissus, avec une forte mortalité cellulaire.

 
Arthrose :

affection des articulations, caractérisée par la destruction progressive du cartilage articulaire et la formation d’ostéophytes douloureux. L'évolution de l’arthrose passe par des phases douloureuses, puis une ankylose de l’articulation touchée.

L’examen radiologique permet de visualiser l’état de l’articulation. La traitement passe par l’utilisation de compresses (synthol), de massage, de substances reminéralisantes (fi BIOTONIC 5010).

Des antalgiques (aspirine) peuvent être utilisés sur de courtes périodes (2 jours).

Des anti-inflammatoires récemment proposés permettent des soulagements à long terme sans effet secondaire.

Pour un chien “ enveloppé ”, un traitement amaigrissant (fi BIOSLIM 50 011) ou une alimentation de régime ( fi NUTRIX REGIME ) permettent de soulager l’articulation douloureuse.

 
Eczéma :

appellation générale des affections de la peau caractérisées par une inflammation locale et un prurit (démangeaison). Les causes peuvent être allergiques (allergies alimentaires, allergies à la salive de puce…), comportementales (plaies de léchage) ou parasitaires (gale).

 
Verrue :

zone de prolifération des cellules cutanées. En général, les verrues ne représentent pas un danger. Il faut néanmoins les faire retirer si elles sont mal placées (le long des babines ou des paupières). Fréquentes chez le chien, elles se multiplient avec l’âge. Les cockers et les terriers ont une prédisposition.

 
Asthme :

difficulté respiratoire d’origine allergique, due à un spasme des bronches. C’est une maladie qui touche plutôt les chats. Il faut la soigner d’urgence, et tenter de définir l’allergène (alimentaire, respiratoire, de contact…) responsable du phénomène.

 
Dermatose : (cf eczéma)
 
Collagène :

substance du tissu conjonctif formant un réseau de fibres et de faisceaux. Le collagène a essentiellement un rôle de soutien mécanique, de concert avec les fibres élastiques.

 
Glande sébacée :

petite glande située à la base de chaque poil (follicule pileux), et qui produit une substance grasse, le sébum, qui maintient la peau souple, et le poil brillant. Cette glande peut s’infecter (folliculite) et nécessiter alors des soins locaux antibactériens.

 
Follicule pileux :

ensemble du poil avec sa base où s’effectue la multiplication cellulaire, et de la glande sébacée qui produit le sébum.

 
Mycoses :

développement de myceliums (famille des champignons) au niveau de la peau et du pelage. Les filaments myceliens se nourrissent de la kératine, et entraînent donc des lésions cutanées (taches rosâtres de forme arrondies) et une alopécie (absence de poils) sans démangeaison apparente.

 
Glandes apocrines :

glandes qui déversent leur production dans leur environnement immédiat. ex : les glandes sudoripares.

 
Thyroïde :

glande endocrine située sous le menton contenant des follicules thyroïdiens producteurs d’une hormone fondamentale : la thyroxine, qui règle en permanence le développement de l’embryon, puis la croissance du jeune individu, puis l’ensemble du métabolisme de l’adulte.

Certains animaux subissent une insuffisance thyroïdienne (fréquente chez les SHAR-PEY) ou au contraire une hyperthyroïdie (en particulier chez les chats) due à une tumeur qui est le plus souvent opérable.

 
Surrénales :

glandes paires situées contre les reins, et qui règlent de nombreux aspects du métabolisme et des capacités de défense de l’organisme.

- les médullo-surrénales sécrètent, selon un cycle journalier ou selon des besoins ponctuels, l’adrénaline et la noradrénaline.

- Le cortex surrenalien sécrète le cortisol (substance hyperglycemiante en réponse au stress) et l’aldostérone (qui stimule la réabsorption du sodium par les reins).

 
Gale :
maladie parasitaire de la peau, des oreilles et du pelage.

La gale sarcoptique est une infestation très prurigineuse (démangeaisons intenses), en particulier sur le ventre et à l’extrèmité des pattes. Si l’organisme est faible (chiots, chien âgés), la maladie progresse rapidement pour couvrir tout le corps sauf la région dorsale.

Certaines lésions spécifiques ( le “ bouton de gale ” contenant du pus jaune) sont rapidement gommés par le grattage intense de l’animal.

Cette maladie est contagieuse, et ne se soigne qu’avec des acaricides puissants et d’un usage délicat.

Des antiseptiques locaux ( fi DERMSPRAY 50 624) et des compléments diététiques ( fi BIODERM 50 007) permettent de soulager l’animal et de récupérer plus vite un pelage abîmé.

La gale notoédrique touche spécifiquement le chat, au niveau de la tête. Les démangeaisons sont très violentes, et le traitement difficile, car les organochlorés sont toxiques pour le chat…

La gale démodecique, cette gale, provoquée surtout chez le jeune chiot ou sur des animaux immuno déprimés, est peu contagieuse, et ne provoque pas de prurit. La peau s’épaissit, surtout autour des yeux et des lèvres, et elle ne tarde pas à se surinfecter (staphyllocoque) pour suinter au niveau des plis cutanés. Le traitement est long et souvent délicat.

 
Plaque dentaire :

dépôt à la surface de l’émail dentaire, d’une couche protéique d’origine alimentaire, qui sert de support à la cristallisation de sels minéraux : l’ensemble donnera le tartre.

La plaque dentaire est molle, on peut encore l’éliminer en utilisant une BROSSE A DOIGT (50642) et la PATE DENTAIRE (40635) régulièrement.

 
Tartre :

produit de la minéralisation de la plaque dentaire, le tartre sert de support à des développement bactériens qui vont irriter la gencive sous-jacente, ou la muqueuse de la joue qui frotte contre le tartre.

A la longue, cette inflammation infectieuse s’insinue le long de la racine, ce qui peut provoquer un déchaussement de la dent.

 
Kératite chronique :

inflammation de la cornée de l’œil, due à une mauvaise hygiène de l’animal, ou à un fortement continu (corps étranger sous la paupière, verrue palpébrale) qui entretient le phénomène. On peut la traiter par le nettoyage (fi LOTION NETTOYANTE 50631). En cas d’échec, consulter impérativement votre vétérinaire.

 
Cataracte :

il faut différencier la sclérose du cristallin (celui-ci prend une couleur bleutée, mais aucune opacité ne s’oppose à une vision de qualité) et la cataracte, dans laquelle l’opacification est totale.

Les traitements médicaux de la cataracte sont peu efficaces. L’opération consiste en l’extraction du cristallin, soit entièrement, soit en partie (phakoémulsification).

 
Hernie :

c’est le déplacement d’un organe, en dehors de la cavité qui le contient normalement, au travers d’un “anneau herniaire ”.

La hernie ombilicale est relativement fréquente chez les chiots : une masse molle de la taille d’un pois chiche se remarque au niveau de l’ombilic (le nombril du chien). Cette hernie se referme généralement spontanément et il reste un amas graisseux qui ne présente aucun risque. La hernie ombilicale est une cause de refus lors de la confirmation du chien pour obtenir son pedigree.

La hernie diaphragmatique est le plus souvent causée par un accident (chute); il y a rupture (déchirure) du diaphragme, et des organes abdominaux (foie, estomac) pénètrent dans le thorax, entraînant des troubles respiratoires. Le traitement, très délicat, est chirurgical.

La hernie inguinéale est l’engagement de l’utérus dans un sac herniaire. Cette affection devient très gênante en cas de gestation.

La hernie périnéale touche plutôt les chiens mâles âgés, qui présentent une faiblesse des muscles et des tissus conjonctifs du bassin. L’intestin se trouve sorti de la cavité abdominale et se gonfle des excréments qui ont du mal à être évacués. Si elle n’est pas trop prononcée, cette hernie se soigne médicalement en traitant la prostate (injections d’hormones) et en établissant un régime diététique (augmenter le lest alimentaire - haricots verts - et rajouter de l’huile de tournesol).

 
Valvules auriculo-ventriculaires :

entre l’oreillette (qui reçoit le sang) et le ventricule (qui va projeter le sang dans l’organisme, existe un clapet, constitué de tissu conjonctif très solide. Ces valvules permettent au ventricule, lors de sa contraction, de na pas renvoyer le sang vers l’oreillette.

 
Ascite :

c’est un épanchement liquidien dans une cavité naturelle, suite au dysfonctionnement d’un organe vital.

Ascite cardiaque provient d’une insuffisance cardiaque qui a également des effets pulmonaires (intolérance à l’effort, toux nocturne). Le sang veineux est en suppression en partie abdominale, et du sérum s’accumule dans la cavité abdominale.

Ascite hépatique a pour origine une affection hépatique chronique (cirrhose), avec suintement par les cellules hépatiques d’un transsudat qui s’accumule dans l’abdomen.

 
Diurétique

substance qui augmente la diurèse, c’est à dire la production d’urine. Il existe de puissants diurétiques d’urgence (furosémide) qu’on emploie le plus souvent dans des cas extrêmes (œdème du poumon) et des diurétiques d’origine végétale (extraits de lespedeza ou d’orthosiphon) qu’on utilise plutôt pour corriger à long terme la diurèse (par exemple pour faire baisser le taux d’urée).

 
Difilariose :

maladie parasitaire du chien et parfois du chat, due au développement dans les artères pulmonaires et le cœur droit d’un ver rond, dont la transmission est due à un moustique. La difilariose est fréquente dans les DOM-TOM, plus rare en France (Sud-Est, Normandie). L’animal devient vite fatigué, il respire difficilement et tousse (signes cardiaques). Le traitement (délicat) repose sur l’injection de substances antiparasitaires.

 
Oedème du poumon :

état pathologique gravissime, dû à l’envahissement du tissu pulmonaire par un sérum sanguin. Les difficultés respiratoires sont intenses, même la toux à du mal à s’exprimer. Des râles s’entendent nettement, et l’animal crache des glaires rosées. La visite chez votre vétérinaire s’impose immédiatement.

 
Gingivite :

inflammation de la gencive, qui comprend plusieurs stades, depuis l’érythème (rougeur du bord libre de la gencive) en passant par la gingivite ulcéreuse (nécrose à l’odeur fétide, douleur intense) et jusqu’à la gingivite proliférative (la gencive se développe rapidement pour recevoir partiellement les couronnes des dents.

Au début, nettoyage ( fiPATE DENTAIRE 40635) est suffisant pour enrayer la maladie. Ensuite un détartrage sous tranquillisation voire une gingivectomie sont nécessaire pour soulager l’animal.

 
Tenias :

vers intestinaux de la famille des vers plats. L’animal atteint se lèche souvent l’anus ou “ fait le traîneau ” en se frottant le derrière par terre, et l’on peut souvent apercevoir dans les selles des segments (anneaux) de tenias rejetés. C’est une maladie bénigne, que l’on traite avec des antiparasitaires adaptés. L’utilisation d’extraits d’ail (fi BIOGARD 50618) permet de limiter le développement des vers intestinaux.

 
Ankylostomes :

Vers ronds (mématodes) et petits (1 cm de long) vivant dans l’intestin du chien. Contrairement aux ascaris, les ankylostomes se nourrissent directement du sang de sa victime en pénétrant la muqueuse intestinale, provoquant douleurs, hémorragies et anémie. Ces vers sont fermement fixés à la muqueuse, et les traitements antiparasitaires doivent être renouvelés souvent.

 
Cellules ciliées :

Plusieurs types de cellules épithéliales présentent des différenciations sur leur membrane, en fonction d’un usage déterminé de cet épithélium. En particulier les épithéliums bronchiques ou les trompes utérines, possèdent des cils vibratiles qui assurent des mouvements de fluides à la surface cellulaire : dans le cas de bronches, ces cils font en permanence “ remonter ” le mucus vers la gorge, expulsant ainsi les poussières et les micro-organismes englués dans le mucus vers l’extérieur du corps.

 
Mucus :

sécrétions visqueuses constituées de mucopolysaccharides, produites par les cellules dites “ muqueuses ” de certaines épithélium (vagin, poumon, bronches, intestin). Le rôle du mucus est à la fois de protéger les cellules de l’épithélium, et d’expulser de l’organisme les micro-organismes pathogènes.

 
Urée :

produit de dégradation des protéines dans l’organisme, l’urée est normalement excrétée par les reins. En cas d’insuffisance rénale (animaux âgés), le taux d’urée augmente, en particulier dans le sang ou l’urée (non toxique) se transforme en ammoniaque (toxique) et participe à une dégradation rapide de l’état général.

 
Glucose :

glucide fondamental dans le métabolisme. C’est lui qui apporte l’énergie dans toutes les cellules. Le taux de glucose varie en fonction de l’apport alimentaire, sous le contrôle de l’insuline (hypoglycemiante) et du glucagon et de l’adrénaline (hyperglyciemants).

 
Néphrons :

la formation de l’urine, dont le but est de maintenir constants le volume et la composition du milieu intérieur, a lieu dans les néphrons (au nombre de 1 000 000 par rein) qui sont les éléments de filtration du sérum sanguin, puis de réabsorption de l’eau et de la plupart des protéines. La production d’urine est sous le contrôle d’hormones comme l’aldostérone et l’hormone antidiurétique.

 
Libido :

désir sexuel manifesté pendant l’œstrus chez les femelles (les “ chaleurs ” ou “ feux ”, ou “ rut”) ou en présence d’une femelle pour un mâle. Cette libido s’éteint avec l’âge, ou lors de la neutralisation sexuelle (castration chez le mâle, ovariectomie chez la femelle).

 
Anœstrus :

période de repos sexuel. Dure cinq mois d’affilée chez la chienne, beaucoup plus intermittente chez la chatte (cinq à six cycles annuels, centrés sur la période février / août).

 
Métrite :

inflammation de l’utérus. Peut-être d’origine purement hormonale, ou être le fait d’un développement bactérien. L’utérus est alors rempli de pus (pyomêtre). La seule issue thérapeutique est l’opération (hystérectomie).

 
Pyomêtre :

phase aggravée d’une infection de l’utérus, avec collection de pus et pertes vulvaires.

 
Ovario-hystérectomie :

Opération qui consiste à retirer l’utérus et les deux ovaires. Cette opération est pratiquée soit par convenance (contraception définitive), soit pour cause d’inflammation de l’utérus (endométriose) ou de son infection (pyomêtre).

 
Syndrome de Cushing :

maladie due à une sécrétion importante et prolongée de cortisol (la cortisone naturelle de notre organisme) par le cortex des glandes surrénales.

Les principaux symptômes sont : une soif permanente avec excrétion urinaire en conséquence, un appétit exacerbé, un volume de l’abdomen augmenté, et une fatigue permanente. L’animal perd également de son pelage de manière symétrique (thorax, flancs) et la peau se charge en pigments, devenant plus foncée). L’hypercorticisme peut avoir pour cause une tumeur de la glande surrénale, ou une tumeur hypophysaire.

 
Maladie d’Addison :

insuffisance surrénale chronique caractérisée par une fatigue permanente, un amaigrissement, des troubles de la digestion, avec une pigmentation brune de la peau et de la muqueuse buccale. le traitement repose sur l’utilisation de corticoïdes.

 
Diabète sucré :

maladie métabolique due à un déficit de production de l’insuline par le pancréas. La glycémie (taux de glucose dans le sang) dépasse alors la limite de 1, 5 g/litre. Un régime alimentaire approprié, et parfois des injections d’insuline, permettent de contrôler cette maladie.

 
Corticoïdes :

substances essentiellement anti-inflammatoires qui s’opposent aux modifications locales (œdèmes, rougeurs) et générales dues à l’inflammation, sans lutter contre la cause avec des antibiotiques. Les corticoïdes ont une action hyperglycémiante et diurétique intéressante lors d’épanchements et d’œdèmes. Mais leurs effets secondaires (perturbation du métabolisme des minéraux, réveille des micro-ulcères gastriques, etc.) en limitant les effets dans le temps.

 
Ostéoporose :

déficit de minéralisation du tissu osseux. On la remarque essentiellement sur les chiens de grande race ayant subi une alimentation défaillante, ou sur des animaux ayant été traités par des corticoïdes pendant un temps important. L’ostéoporose “ sénile ” de l’homme n’a pas son équivalent clinique chez les Carnivores.

 
Spondylarthrite ankylosante :

maladie dégénérative due à une prolifération (ostéophytes) de tissu osseux au niveau des vertèbres. Chez le chat, la cause peut en être une hyper consommation de foie, donc un apport trop important en vitamine A, ce qui entraîne une calcification intense dans tout le corps, en particulier dans la zone cervico-dorsale.

 
Dysplasie de la hanche :

affection congénitale caractérisée par un développement anormal de l’articulation coxo-fémorale, avec pour conséquence une mauvaise cooptation de la tête fémorale dans l’acétabulum, la surface articulaire du bassin. C’est (loi du 22 juin 1989) considéré comme un vice rédhibitoire lors de l’achat d’un chien (délai de rédhibition : 30 jours à compter du jour de livraison). Elle touche essentiellement les chiens de grande taille. L’examen radiologique de dépistage se fait selon un standard précis : chien anesthésié, mis sur le dos, membres postérieurs en extensions maintenus parallèles.

L’évolution a lieu sur plusieurs années (stades 1 à 4). Le traitement repose sur un régime diététique, l’utilisation d’antalgique, ou l’oprétion d’exerèse de la tête fémoral

12:03 Écrit par P@t - dans termes veterinaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |