27/04/2010

Mortalistés Anomalies Traumatisme

Anomalies,  mortinatalité, traumatisme

 

"La pathologie néonatale est une source fréquente d’incertitude puisque les conduites diagnostique et thérapeutique doivent s’adapter non pas à la taille du patient mas à son immaturité transitoire. L’utilisation de l’arsenal thérapeutique disponible doit s’assortir d’une parfaite maîtrise des besoins du nouveau-né. Le choix d’un traitement tiendra compte des contraintes liées à son administration, dictées par les différences pharmacologiques par rapport à celles de l’adulte. Le décès de chiots nouveau-nés constitue toujours une amère déception pour l’éleveur, et l’on estime à environ 10 à 30 % la mortalité des chiots entre la naissance et la 7e semaine (12% en moyenne), avec 65% des cas de mortalité observés avant les 15 premiers jours. Ces statistiques, confrontées au prix d’un chiot, font de la pathologie néonatale une préoccupation majeure des éleveurs et des cynophiles ; il s’agit cependant d’un aspect de la pathologie canine qui a été souvent délaissée comparativement à l’étude des maladies infectieuses du chien après sevrage.

La pathologie néonatale canine prend généralement un aspect épizootique même si la composante contagieuse n’est pas systématique. Elle regroupe des affections liées à l’immaturité physiologique du chiot, à des anomalies génétiques, à une incidence maternelle et / ou de l’environnement."

 

 

C'est une des pertes les plus importante en élevage canin. Elle est estimée, selon les personnes entre 10 et 30% au cours des 7 premières semaines

Une mortinatalité de l'ordre de 10% n'est pas obligatoirement pathologique

 

Principales particularités physiologiques du nouveau-né

 

"L’instauration d’un traitement adapté chez un patient pédiatrique représente toujours un challenge pour le praticien. Chez le chiot, elle suppose une parfaite connaissance des particularités physiologiques. En effet, le chiot souffre à la naissance d’une immaturité physiologique qui le rend particulièrement vulnérable à son environnement et aux agents infectieux ou parasitaires. En particulier, le chiot est incapable d’assurer sa régulation thermique, son homéostasie hydrique et sa glycémie ; l’ouverture des yeux (10 jours) et des oreilles (13 à 15 jours) sont tardives, le contrôle des mictions et de la défécation n’est effectif qu’à partir du 20e jour. Les observations faites lors de l’examen clinique d’un chiot de moins de 8 semaines, les valeurs biochimiques et les valeurs hématologiques recueillies présentent également de nombreuses différences avec celles d’un individu adulte. Ainsi, le défaut de maturation et l’absence des mécanismes assurant habituellement le maintien de l’homéostasie obligent systématiquement le clinicien à adapter ses choix thérapeutiques et à assurer une surveillance attentive et régulière de l’animal qui lui est confié. Autant que possible, l’examen clinique sera réalisé en présence de la mère, afin de réduire le stress. Il devra de plus être fait sur une surface tiède car les chiots sont prédisposés (augmentation du ratio surface/poids, système de thermorégulation immature, peu de graisse sous-cutanée, diminution de la capacité à frissonner) à l’hypothermie."

"La  pédiatrie canine commence avec la gestation de la mère, on se souviendra que l’état de santé du chiot dépend toujours de plusieurs facteurs, et, en particulier, de ses deux parents (pool génétique), de sa mère (alimentation en cours de gestation et de lactation), de l’hygiène (exposition du nouveau-né à différents toxiques ou à des germes). Ici, comme ailleurs, il conviendra cependant de replacer d’abord le chiot dans les meilleures conditions d’ambiance possibles, tant il est vrai que la prévention est plus facile à mettre en œuvre que les traitements."

 

Malformations congénitales

 

Les anomalies structurelles ou fonctionnelles sont présentes chez 1 % des chiots nouveau-nés et sont responsables de 14 % de la mortalité néonatale ; leur nature génétique n'a pas toujours été mise en évidence. Dans la plupart des races canines, elles peuvent affecter une seule fonction ou affecter différents organes.

Un grand nombre de ces anomalies sont immédiatement visibles et compatibles avec la survie au moins temporaire de l’animal, d’autres, au contraire, attendent des mois ou des années pour s’exprimer.

malformations qui peuvent entraîner la mort pendant la période néonatale :

 

  • fissure palatine, accompagnée ou non d’un bec de lièvre. C'est l’anomalie la plus fréquente chez le chien.
  • Déformations crâniennes, hydrocéphalie
  • malformations du squelette ;malformations cardiaques ;  polykystose rénale, absence d'un ou des deux reins ;
  • mégaoesophage  ;
  • imperforation de l’anus
  • hernies inguinales
  • hernies diaphragmatiques étendues
  • ....

Dès que ces lésions sont diagnostiquées, l’euthanasie s’impose la plupart du temps si une correction chirurgicale ne peut pas être envisagée

 

Pathologies liées à la mère

 

L’état de santé et la vitalité des chiots à la naissance et dans les premiers jours de la vie peuvent être compromis par le retentissement d’une mauvaise santé de la mère, des erreurs alimentaires ou l’administration de substances tératogènes, et la transmission par la mère de germes divers entraînant des affections bactériennes localisées ou parfois généralisées.

 

Etat de santé de la mère

L’âge de la femelle mise à la reproduction a une influence directe sur les performances de la portée : c’est entre deux ou quatre ans que les meilleurs résultats sont obtenus, et il n’est pas toujours raisonnable de faire reproduire une lice au-delà de sept ans. L’embonpoint de la mère retentit sur les difficultés de mise bas mais aussi sur la mortalité néo-natale (qui augmente) et la prolificité (qui diminue). L’hémoglobinémie et la protéinémie maternelles mesurées au moment du terme constituent de bons marqueurs des chances de survie des chiots : si la chienne paraît fatiguée en fin de gestation, il peut être utile de contrôler ces paramètres biochimiques ou hématologiques.

 

Origines tératogéniques  

L'activité tératogène d'un produit est mise en évidence par l'apparition d'anomalies morphologiques ou fonctionnelles dans la descendance de femelles traitées pendant la gestation , surtout pendant les 20 premiers jours de là gestation:

  • Aminoglycosides (classe d'antibiotiques) : toxique pour le rein et pour l'oreille du fœtus
  • Fluoroquinolones (classe d'antibiotiques) : affecte le développement du cartilage du fœtus
  • Tétracyclines (classe d'antibiotiques) : affecte le développement osseux et dentaire
  • Streptomycine, Gentamycine, Chloramphénicol
  • Anti fongicides  (anti-champignons), Griséofulvine ( utilisée pour traiter la teigne), kétoconazole
  • Chimiothérapie en général
  • Anti-inflammatoires
  • Antiépileptiques, Gardénal, Valium
  • Anticoagulants, héparine
  • Certains diurétiques
  • Tranquillisants, Vétranquil, Calmivet
  • Glucocorticoïdes (cortisone) provoquant le palatoschisis (fissure ou fente du palais)
  • Certains antiparasitaires externes, insecticides...
  • Excès de vitamine A
  • Excès de vitamine C

Origines  génétiques

  • Anomalies congénitales (liées à la portée)
    • Incompatibilité génétique entre le mâle et la femelle
    • Anomalies chromosomiques : avortement, résorption, malformations

 

Mortalité très peu de temps après la naissance

  • Anomalies du système nerveux central
  • Anomalie de l'appareil cardio-vasculaire
  • Anomalie de l'appareil respiratoire

 Nutrition de la lice

  • Aliments de mauvaise qualité.  (carence ou excès)
    • La composition sanguine de la mère est modifiée.
    • Certains chiots naissent faibles ou moribonds

 Poids à la naissance

  • Mortalité plus importante chez le chiot de faible poids

 Traumatisme

  • Dystocie (mise bas difficile)
  • Négligence de la mère
  • Chocs traumatiques ou  psychologiques
    • Avortement pour une partie de la portée

Cannibalisme

  • La femelle peut tuer ou manger les chiots mal formés

 Maladies infectieuses

  • Infections bactériennes.
    • Elles sont très fréquentes
    • Elles touchent l'appareil digestif et l'appareil respiratoire
    • Elles sont bénignes quand l'environnement sanitaire est correct
    • Elles sont graves  (septicémies ....) quand coexiste :
      • infections virales
      • problèmes de température
      • mauvaise alimentation de la mère
      • parasitisme
  • Septicémies
    • Elles peuvent être provoquées par des germes de l'environnement:
      • staphylocoques
      • streptocoques
    • Elles peuvent être provoquées par des bactéries
      • Klebsiella
      • Enterobacter
      • Escherichia
      • pseudomonas
      • Clostridium
      • Bacteroïdes
      • Salmonella
      • Pasteurella
      • Fusobacterium
      • etc.
    • Elles peuvent être provoquées par des virus
      • coronavirus
      • parvovirus
      • herpès virus
        • avortements tardifs
        • mortalité néo-natale
      • calcivirus
      • morbillivirus
      • etc.
    • les infections surviennent dans la période critique
      • entre la fin de la protection par le colostrum et le début d'efficacité des vaccins

Parasitisme

  • responsable de la mortalité de chiots (mère infestée)
  • responsable d'un affaiblissement ou d'un défaut de croissance (chiot infesté)

 http://sante.leobase.fr/dossiers/chiotanomalie.htm